Dans quel ordre apprendre le prânâyâma ?

Dans le Yogarahasya de Sri Nâthamuni, entendu par (révélé à) Yogâcârya (le maître de yoga) T. Krishnamacharya, se trouvent des indications sur les étapes d’apprentissage du prânâyâma.

Krishnamacharya, décédé en 1989, est considéré comme l’un des pères de l’expansion du yoga en occident, c’est lui qui est notamment à l’origine du yoga Iyengar, Asthtanga, Viniyoga, en lien avec le Hatha Yoga. Vous pouvez vous référer par exemple au livre Yoga, une histoire Monde ou le documentaire Le souffle des Dieux pour mieux le connaître.

Le livre est écrit par lui, mais il dit l’avoir entendu (comme les Rishis, ces sages qui ont “entendu” les Vedas et autres textes sacrés). Souvent dans les traditions indiennes, la connaissance se fait sous forme de révélations. On peut retrouver cela par exemple dans la révélation des “Vedics mathematics” proclamé par un moine hindou au XXème siècle, une autre histoire intéressante. Mais je ferme la parenthèse.

Ordre d’apprentissage du prāṇāyāma :

I.90. p90. « Au début, il faut expirer et inspirer selon ses capacités. Ensuite, il faut introduire les rétentions de souffle appropriées. Enfin, on doit chercher à allonger l’expiration, l’inspiration et les rétentions ». Ensuite (I.91), on introduit Ujajâyî « respirer par le nâdi de la gorge en produisant un son léger et sans interruption. » Au début, on pratique le sama vritti prāṇāyāma (les phases respiratoires sont égales durée Insp=durée Exp.

I.92. Les rétentions doivent être pratiquées selon ses capacités, les yeux fermés, le dos droit.

I.93. Le prāṇāyāma avec bandhas doit être pratiqués à jeun, et avec respirations lentes, régulières. Les bandhas sont essentiels mais doivent être introduits selon les capacités de l’élève. 101. Les trois bandhas sont utilisés dans tous les pranayamas sauf bhastrika et kapalabathi.

94. Nâdî shodana est considéré comme le prânâyâma le plus important. (Insp narine Gauche, expir narine droite, insp droite, expir gauche, etc. avec ou sans rétentions).

I.96 et I.97. L’utilisation d’un mantra pendant le prânâyâma dépend du besoin et des capacités du pratiquant mais il y a bien plus de bénéfices à l’utiliser. Il permet de purifier le mental. Les mantras représentent notre relation à Dieu.

I.106. Utiliser OM pour mesurer les durées de respiration. Tous les mantras fusionnent dans OM (I.107) comme les rivières dans l’océan.

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