Petites astuces pour la méditation

Petits trucs pour la méditation

A quel moment méditer ?

On aura toujours quelque chose d’autre à faire que méditer. Qui peut un jour s’être vanté de dire ; je n’ai rien à faire ? Ne serait-ce que passer un coup de fil, penser à ses problèmes, préparer à manger, gagner de l’argent, …Vous ne devez rien prévoir de faire d’autre pendant ce laps de temps. Si vous avez des choses urgentes à faire,  considérez que le temps pour les faire commence après la méditation. Créez un espace géographique et temporel pour vous. Pas de dérangement inopiné du voisin, d’enfant à s’occuper, de sonnerie de téléphone intempestive. Prévenez ceux avec qui vous habitez, si besoin est, que vous méditez; ils sauront certainement respecter cet instant. Sinon, aménagez vous-même votre lieu de retraite (un coin isolé chez vous, un moment où il n’y a personne,…).

Les périodes précédant le lever et succédant au coucher du soleil sont propices à la méditation parce que ce sont des périodes calmes, de transition où l’on obtient plus facilement le silence, où l’on n’est moins pressé par quelque chose à faire. Mais l’on n’est pas toujours disposé à se lever avant le soleil ! Mon conseil : méditez à votre réveil, ou juste après vos habitudes du matin si vous en avez (douche, petit déjeuner, etc).

Un truc : Pour vous ménager du temps pour méditer, analysez votre emploi du temps de la journée et prévoyez dès la veille ou le matin un espace de temps libre que vous vous engagerez à dédier à votre pratique. Avec plusieurs options de repli en cas de défaillance !

A savoir : les personnes avancées dans la pratique notent un besoin réduit de sommeil qui serait dû au repos physiologique procuré par la méditation. Il est ainsi possible de “gagner” une à deux heures de sommeil en méditant.

A quelle fréquence méditer ?

Si l’on désire réellement “progresser” dans la méditation, il est important de pratiquer régulièrement et souvent. Le mieux est de se construire son propre rythme, et de le suivre autant que possible car il permettra de rendre cette habitude plus naturelle, plus facile et plus importante au sein des autres activités importantes de notre existence. On trouvera ainsi moins d’occasions d’ “avoir quelque chose d’autre à faire”.
On a toujours quelque chose d’autre à faire. Mais est-ce vraiment plus important ? Quand nous manquons une séance de méditation par rapport à une pratique quotidienne, c’est comme s’il manquait un lien. Même en urgence, il est possible de méditer ne serait-ce que cinq à dix minutes. Pour ne pas rompre l’élan. Sur le long terme, la pratique deviendra aussi évidente qu’un lavage de dents et aussi gênante quand elle viendra  manquer !
Mingyour Rinpoché recommande 20 minutes par jour d’assise ou marche avec un objet de méditation et/ou, des instants de conscience ouvertes dans la journée, aussi fréquents que possibles, de quelques secondes à plusieurs minutes (en parlant, en mangeant, en travaillant, etc.)

Combien de temps méditer (avec objet) ?

Je distingue les méditations avec objet (en assise essentiellement, l’objet pouvant être visuel, sonore, ou  interne (pensées, émotions, etc.) et l’ouverture de la conscience dans le quotidien (qui peuvent n’être que de quelques secondes).

La durée de méditation recommandée pour une pratique avec objet est d’au moins vingt minutes avec objets. Mais tout dépend du degré d’avancement du pratiquant. Pour les débutants, il est important de se fixer une durée minimale car tout obstacle rencontré deviendrait trop vite une raison pour s’arrêter. En se fixant une durée, on franchit plus facilement les obstacles parce que l’on sait que l’on doit “durer”. Moins de vingt minutes serait une durée trop courte pour sentir un quelconque effet à ce stade débutant où il faut du temps pour calmer l’esprit. Plus de vingt minutes, ça commence à faire long pour quelqu’un dont déjà, les muscles supportent difficilement la posture, mais dont l’esprit aussi n’a pas l’habitude d’être ainsi canalisé et libéré.

Paradoxalement, plus une personne est avancée dans la pratique plus il lui faudra avancer encore prolonger la durée de sa méditation pour progresser encore. Plus il en aura envie également car la méditation sera devenue pour lui un réel moment de plaisir et d’intérêt. Les yogis peuvent ainsi passer des heures en méditation sans ressentir ni fatigue, ni faim, ni soif… Plus une personne est avancée, moins il lui faut de temps pour entrer “efficacement” en méditation, elle pourra donc profiter des effets de seulement 5 minutes de méditation.

Dans tous les cas, cinq minutes de méditation valent mieux que rien. Mais vingt minutes valent mieux que cinq ! Et une seconde plusieurs fois par jour, c’est autant de moment de conscience et donc de vie !

Une fois en position, que fait-on ?

Il existe plusieurs techniques de méditation. Je ne voudrais pas en proposer une plus qu’une autre. L’idéal est de suivre un programme tel que celui proposé par Tergar.

 

De l’utilité du yoga comme préparation à la méditation

Les asanas (postures de yoga), en éliminant les tensions du corps, prépare l’esprit à la méditation. La recherche de l’équilibre dans les postures, de la patience, de la concentration est favorable. Le travail respiratoire favorise l’harmonie du corps et de l’esprit. Mais on se rendra vite compte que la pratique du yoga est une méditation.

Relaxation ou méditation ?
La relaxation n’est pas la méditation. En relaxation, on libère le corps et l’esprit de toute concentration. Il est cependant possible, pendant une relaxation du corps, de conduire l’esprit sur l’observation de la respiration ou de certaines sensations dans le corps. Cet état d’observation devient ainsi une méditation.

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