Construire sa pratique personnelle de yoga

Si vous souhaitez développer une pratique personnelle et régulière de yoga, il est important de s’interroger sur l’intention que vous voulez y mettre.

Importance de se donner des intentions et un cadre pour sa pratique

  • On peut improviser sa pratique, cela permet d’être réceptif à ce qui se joue de différent chaque jour, mais cela implique d’avoir acquis une bonne maîtrise de tous les outils du yoga, sur les plans théoriques et dans l’expérience répétée suffisamment longtemps (YS. I. 13).
  • Un cadre a l’avantage de nous fixer des objectifs (ou une intention) et de nous apportera de précieux renseignements sur nos habitudes, nos attentes, nos croyances, nos blocages. Il nous incite également à une régularité qui constitue un ancrage.
  • Le cadre n’a pas vocation à rester figé. Il peut évoluer au fur et à mesure de nos besoins, de nos capacités et découvertes.
  • Afin de distinguer plus clairement ce qui nous pose question et qui reste volontiers masqué à la conscience, il est conseillé de suivre régulièrement un cours individuel.

Les différents objectifs ou intentions

L’intention est plus globale et moins projective que les objectifs. Elle concerne davantage l’élan que la performance. Selon votre caractère vous pourrez préférez l’une ou l’autre.

  • Les objectifs ou intentions peuvent concerner les plans physiques, physiologiques, et psychiques.
  • Il y a une grande variété possible d’objectifs. Une séance peut en inclure un seul ou plusieurs, selon l’ampleur des objectifs.

Des exemples sur le plan physique

  • Réaliser une posture ou plusieurs postures qui remplissent un objectif corporel (par exemple des postures pour renforcer la tonicité de la colonne).
  • On peut avoir pour objectif l’assouplissement d’une partie du corps (par exemple les adducteurs) ou l’atteinte d’une posture particulière qui exige différentes formes de souplesse (par exemple le pigeon ou le lotus).
  • Un objectif peut concerner la stabilité dans des postures d’équilibre comme l’arbre, ou la fermeté d’une posture tonique comme le paon.

Au fur et à mesure, on pourra allonger le temps de tenue de ces postures, les durées de tenue peuvent devenir des nouveaux objectifs.

Des exemples sur le plan physiologique

  • Parvenir à allonger la respiration dans des postures difficiles sans essoufflement.
  • Placer la respiration au cœur du mouvement et non l’inverse.
  • Effectuer des postures avec un rythme respiratoire précis et de temps de suspensions, sans fatigue physique ou psychique.
  • Pratiquer des paliers intermédiaires (krama), sans accélération du rythme cardiaque en fin de séance (prise du pouls avant après).
  • Mieux percevoir la circulation sanguine, les battements du cœur, la chaleur qui se diffuse.
  • Percevoir l’énergie au-delà de la dimension corporelle matérielle.

Au fur et à mesure, on pourra aller vers des perceptions plus subtiles.

Des exemples sur le plan psychique

  • Rester présent à une sensation choisie du corps.
  • Se concentrer de manière profonde et continue pendant les respirations en postures statiques.
  • Se centrer.
  • Rester relié au bhāvana (fil conducteur, objet d’attention) donné.
  • Pouvoir rester concentré, sensible et attentif tout en comptant le nombre et la durée des inspirations, des expirations et des suspensions dans deux ou trois postures clés de la pratique.
  • Être capable de lâcher prise par rapport aux résultats de la pratique, ou à l’atteinte posturale ou méditative.
  • Être à l’écoute des émotions dans l’instant.
  • Pouvoir rester attentif et présent dans le pranâyama sans fatigue ou perte d’intérêt, avec détente et recul.
  • Rester ouvert à l’instant présent (pleine conscience).
  • Cultiver la joie ou le contentement pendant la pratique et au-delà.

Au fur et à mesure, on pourra aller vers des temps de méditation plus longs, avec des supports différents.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*